III. Conséquences du mouvement des Femmes

  

Le mouvement des Femmes

Quarante ans après le début des revendications féministes, nous avons choisi de revenir d'abord sur les faits, pour ensuite constater que ce mouvement a laissé des marques dans nos sociétés actuelles. A travers, quatre points de vue différents, il est plus aisé de comprendre en quoi les Femmes ont agi pour leurs conditions.

A cette époque, le sexe féminin s'efface sous l'autorité du père pour les jeunes filles, et du mari pour les femmes. Elles n'ont pas droit au travail, sauf sous l'autorisation patriarcale. Elles ne peuvent choisir d'être mère ou de ne pas l'être. Elles n'ont pas droit de parler en leurs noms, et se taisent. Ignorées par la société, elles vont soudain réagir et revendiquer leurs droits, en luttant pour la contraception & l'avortement, l'égalité des sexes et contre le machisme. Un des buts majeurs est de changer un modèle de société d'origine patriarcale. Ces événements à caractères sociaux ont créent de réelles avancées qui apparaissent aujourd'hui comme normal.

 

uu
A . Conséquences d'un point de vue social

1. L'avortement, et la contraception  

Avant la lutte des années 70, les femmes n'avaient pas droit ni à l'avortement ni à la contraception. C'est alors, qu'elles réclament l'avortement libre et gratuit, notamment avec La pétition des 343 salopes et le procés de Bobigny. Suite à cela, elles créent le Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et la Contraception. Ainsi la vie des femmes est améliorée car elles n'ont plus peur des grossesses non désirées grâce aux diffèrentes méthodes de contraceptions. Aujourd'hui, les jeunes adolescentes ont accès au moyen de contraception, gratuitement, grâce à la lutte de ces femmes des années 60. D'autre part, l'avortement est devenu autorisé dans plus de 50 pays du monde, et en France depuis la loi Veil de 1975. 

 

La pilule, moyen de contraception le plus répandu actuellementLa pilule, le moyen de contraception le plus répandu actuellement.

f

2. L'égalité homme - femme

Les féministes rejettent l'idée d'être enfermées dans un rôle d'asservissement domestique. Les militantes du MLF prennent la tête de la revendication. Dans leurs coeurs, la révolution des mentalités et des moeurs n'est pas nécessaire : elle est incontournable. Ainsi ce mouvement a permis une remise en cause des rôles sexués et de leur distribution hiérarchique. Les femmes ont conquis des droits fondamentaux : droit de votre, droit de disposer de leur corps.

f

3. Les nouvelles associations

Aujourd'hui, les associations sont nombreuses et continuent de se faire entendre pour défendre les droits des femmes. C'est la preuve qu'il reste encore à faire, et qu'il y a encore du chemin a parcourir pour parvenir à une juste égalité des deux sexes.

De la même façon, pour les militantes de Femmes Solidaires. Pour cette autre association, il est urgent de mobiliser les jeunes générations, de les amener à continuer le débat et de lutter contre les régressions. Car les réformes d'hier peuvent être perdues demain. Ailleurs, on mène un combat des mentalités, contre le sexisme, mais dans lequel les hommes doivent être impliqués. Ainsi les temps ont changé. Mais la défense des droits des femmes semble rester d'actualité.

ff

 Manifestation aux Etats - Unis, « Unir les femmes du monde»

f

f

ff

ff

f

f

f

ffff

ff

B. Conséquences d'un point de vue économique

A. Dans les entreprises.

Les femmes, après mai 68, ont pu s'exprimer et se faire une place dans les entreprises. Dans les années 7O, le mouvement féministe se met en place.
En ce qui concerne la vie associative des femmes, qui a beaucoup contribué à leur émancipation ; elle montre que les femmes ne s'y engagent pas encore totalement, contrairement aux hommes, qui se voient attribuer les postes à responsabilités.
En 2OO1, on compte 19 000 femmes chercheuses contre 75 000 hommes dans les entreprises.
Depuis vingt ans, c'est-à-dire depuis les années 70-80, leur part a doublé. Seulement on ne constate pas cette « répartition » dans toutes les branches.
Par exemple dans le secteur pharmacien, on retrouve une majorité de femmes chercheuses. Si on regarde du côté des études, les femmes ont progressivement pris leur place dans les écoles d'ingénieurs. La mixité dans toutes ces écoles est apparue dans les années 60-70.
Les femmes représentent aujourd'hui environ 23 % des inscrits dans les écoles d'ingénieurs contre 18 % il y a quinze ans. On peut dire que c'est une belle avancée, qui continuera peut-être d'évoluer même si ce taux reste stable depuis quelques années.
Pour rester dans les chiffres, on compte actuellement 52 000 femmes chercheurs ou ingénieurs travaillent dans l'ensemble de la recherche française, soit plus d'un quart de l'ensemble des effectifs de chercheurs. Un peu plus d'un tiers d'entre elles, soit 19 000, exercent leur métier de chercheur dans des entreprises.


B.L'évolution des salaires.

Dans le segment féminin, les salaires sont plus bas et l'éventail des professions et des expériences est plus réduit. La différence de salaire entre les hommes et les femmes s'explique. Lorsqu'un en employeur recrute, il préfèrera recruter un homme (qui fait partie du marché primaire) au lieu d'une femme (se trouvant dans le marché secondaire). C'est donc ainsi, que cet écart persiste.

 

Comme le montre le graphique ci-dessus, la différence est considérable, est diminue en même temps que les personnes vieillissent. On peut espèrer, qu'un jour peut-être, nous aurons droit à une égalité parfaite homme/femme. Même si le mouvement féministe a apporté beaucoup de changement, et d'amélioration sur la condition des femmes, il reste des progrès à faire.

 


C. Conséquences d'un point de vue politique

 

1. Loi pour les moyens de contraceptions.

En 1967 , la pilule contraceptive est autorisée , le député Lucien Neuwirth déposa sa proposition de loi le 18mai 1966 , il fut d'abord traité pas ses adversaires de « fossoyeur de la France » .Une commision spéciale établit le 11juin 1966 , entendit les associations concernées ; les autorités religieuses , des scientifiques , le sociologue Pierre Bourdieu ainsi que l'économiste Alfred Sauvy ; Le texte fut définitivement adopté le 19 décembre 1967.Cette loi abroge donc la loi du 31 juillet 1920 qui consiste a interdire toute contraception.


2. Loi pour l'avortement.

Le 17 janvier 1975, une loi se nommant loi Veil, d'après Simone Veil, ministre de la santé à cette époque, est votée dépenalisant l'avortement. Elle complète ainsi la loi Neuwirth qui en 1967 légalisait la contraception. La révolution sexuelle est essentiellement marquée par l'émancipation sexuelle des femmes suite à leur émergence politique. Les années 60 sont à l'origine de l'égalité des sexes.

 

3. Au sein des partis politiques

En 1970, le magazine Elle organisait les Etats généraux de la femme. 40 ans plus tard, la parole est de nouveau donnée aux femmes. Après la famille, la sexualité et le travail, la série du magazine Elle est continuée avec la place des femmes dans les partis politiques et le milieu associatif. En mai 1974, le gouvernement Chirac comprenait 4 femmes dont Simone Veil et Françoise Giroud. La féminisation du gouvernement s'est accrue depuis mais, à ce jour, Edith Cresson est la seule femme à avoir accédé au poste de Premier ministre, en 1991. C'est inscrit dans la Constitution, la loi doit favoriser « l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales». La loi du 6 juin 2000 contraint ainsi les partis politiques à compter moitié de candidates pour les élections qui ont lieu au scrutin de liste. Pourtant, le domaine politique est encore largement conçu comme un univers viril.

 Le Premier ministre yougoslave Ante Markovic, reçu à Paris par son homologue française Edith Cresson en 1991.

ggg


D.Conséquences d'un point de vue culturel

l

 1. L'émancipation des femmes

Le mouvement féministe a eu un impact important sur l'émancipation des femmes au XXéme siècle. De nombreuses féministes ont contribué, à travers leurs manifestations, à la création et à la modification de lois et à donner une nouvelle liberté à la femme dans le milieu culturel. Actrices, écrivaines, stylistes et peintres sont les preuves concrètes de cette évolution positive.

 

Manifestation du Mouvement de Libération des Femmes ( MLF ) contre " la femme considérée comme un objet '

eeee'

2. Les figures de cette émancipation

 

Les femmes ont également occupé une place importante dans le milieu culturel. Elles sont devenues peintres, actrices ou encore auteurs reconnues comme Simone de Beauvoir. Cette dernière a écrit de nombreux livres dont Mémoires d'une jeune fille rangée, autobiographie qui reflète la condition féminine. Gabrielle Chanel, par son travail, a aussi participé à l'émancipation de la femme : cette styliste a donné un nouveau tournant à la mode. Elle est la créatrice de vêtements élégants et pratiques pour les femmes comme le tailleur, la robe ou les bijoux fantaisistes féminins. Dans le milieu cinématographique et théâtral, Sarah Bernhardt est une grande actrice française qui a vécu une partie de sa vie durant le XX ème siècle. Elle a également été comédienne dans plusieurs pièces de théâtre comme Hamlet de Shakespeare et Phèdre de Racine, où elle joue les principaux rôles masculins. Enfin, dans le roman Le premier accroc coûte 200 francs l'auteur, Elsa Triolet, traite de l'atmosphère dans un village pendant la Seconde Guerre Mondiale et montre que la femme n'était pas considérée comme importante pendant cette guerre malgré son rôle essentiel.

 

 

Simone de Beauvoir, fervante militante du MLF

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×